Une école non-descriminatoire

Si la directrice de l’école de Jabboulé est une réligieuse de la congrégation, celle-ci accueille des enfants sans distinction, quelle que soit leur appartenance religieuse, sociale ou politique. Chaque enfant est le bienvenu et invité à partager une vie scolaire dans le respect des autres.
L’école de jabboulé est un modèle du “vivre ensemble” car il s’y cotoie des enfants venus de différents villages (El Qaa, El Aïn, Jdeidé, Zahlé, Deir el Ahmar, nabi Ousman…), de différente confessions religieuses ( sunnites, chiites, maronnites, grecs-melkites catholiques…) dont les parents excercent des professions très diffrentes les unes des autres : journaliers agricoles, petits commerçants, militaires, paysans, fonctionnaires…
L’école s’est toujours efforcée d’être un refuge, un lieu paisible où les enfants apprennent et jouent ensemble, alors même que parfois de graves tensions menacent la région ( troubles politiques, conflit syrien, vendettas familiales, tensions entre villages ou familles…). A l’école l’enfant devient un élève et tout le reste est posé devant le portail de l’établissemnent.
Les professeurs en classe, mais aussi la participation des élèves à des projets de classe, à des ateliers, contribuent à ouvrir les enfants vers les autres, à les fédérer autour d’une idée ou d’une réalisation.

Exemple de projet fédérateur : la sécurisation des abords de l’école (avril 2017)

Projet pédagogique avril 2017

Sécurisation des abords de l’école. Une activitée civique: ensemble au service de tous.
Les élèves ont eux même financé l’achats des gendarmes couchés en organisant des ventes de gâteaux et un mini-vide grenier.

Pause des gendarmes couchés le 25 avril 2017

Professeurs, élèves, directrice, chef de la mucipalité et ouvriers travaillant sur le chantier de la nouvelle école, tous s’entre-aident.